Brief von Berzelius an Rühs vom 23.02.1817

Stockholm ce 23 fevr. 1817

Monsieur!

J'ai été bien flatté de la proposition que vous venez de me faire de la part de votre Gouvernement. Je l'accepterais volontiers et sans hésitation, si je ne croyois que ma patrie, qui m'a
[2] fourni les moyens de me livrer entierement à l'etude de la belle science, à laquelle je me suis devoué, eut des droits sur moi, dont je ne saurois jamais m'acquitter, même dans la situation la plus avantageuse, dans un pays etranger.

J'espere donc, Monsieur, que vous m'excuserez, si, en obeissant aux devoir envers ma patrie, je refuse d'accepter la place avantageuse que vous venez de m'offrir, et en vous rendant mille graces de la confiance que vous avez eu en mes foibles talents, je vous prie de vouloir bien être l'organe de ma gratitude auprès de ceux
[3] qui vous ont chargé de m'offrir une chaire rendue si illustre par les talents extraordinaires de Mr. Klaproth.

Agreez, Monsieur, les sentimens de respect et de la plus haute consideration avec lesquels j'ai l'honneur d'etre

Monsieur

votre très humble et très obeisant serviteur

Jak. Berzelius


Slg D. G 1 1818 Berzelius - Staatsbibliothek zu Berlin-PK, Bl. 22
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